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les métamorphes

ensemble de 3 de sculptures monumentales


les métamorphes ce sont trois sculptures qui explorent les processus de transformation du corps en dehors des systèmes normatifs qui les assignent. Conçu comme un groupe de formes queer, ce projet-tiroir interroge l’instant où un corps quitte un état pour en épouser un autre.

Mes recherches antérieures se sont construites autour de la représentation du corps homosexuel dans une logique de visibilité et de confrontation. Cette approche, bien qu’opérante, tend néanmoins à reconduire les cadres qu’elle entend questionner.

Ce projet va se développer sur plusieurs années. Il s’inscrit dans un déplacement méthodologique et queer : il ne s’agit plus de représenter des corps identifiables, mais de produire des formes instables, hybrides et non assignables ; susceptibles d’échapper aux catégories dominantes. Il s’agit d’intégrer tous les corps invisibilisés, des corps transgenres aux corps amputés.

Entre figuration et abstraction, les métamorphes envisagent l’identité comme un processus et ouvrent un espace où vulnérabilité, mémoire et résistance collective recomposent les imaginaires du genre et du corps pour devenir une force et occuper fièrement l’espace.

Entendu comme «fiction politique vivante», le corps apparaît comme une construction méticuleuse et assuméeNourries par les théories queer, la performativité et l’inclusion, les propositions la demande, la danse et tirésias proposent du corps relationnel. La sculpture est envisagée comme un processus de transformation plutôt que comme un objet figé : un espace d’altération, de recomposition et de mutation.

Le travail des facettes inscrit dans la matière même les notions de performance et de pluralité.
Les formes développées relèvent d’états transitoires, souvent fragmentaires ou modulaires et résistent à toute fixité. Cette approche s’appuie notamment sur l’usage de matériaux de récupération (bois de palettes, éléments usagés), engageant une réflexion sur les cycles, les restes et les devenirs, à la croisée d’enjeux écologiques et politiques.

la danse, tirésias et la demande sont fantasmé·es pour l'espace public.

les métamorphes figent le mouvement processuel et proposent, dans cet intervalle d’instabilité, un au-delà des corps.

La métamorphose apparaît autant comme nécessité vitale qu’acte de résistance : celui d’exister dans l’espace, dans la fluidité des corps queer et dans leurs mouvements. Voir des corps mais ne pas être assuré·e qu’il s’agit de corps et ne pas savoir de quels corps il s’agit.

Dans un entre-deux précaires - entre-trois, entre-quatre? - une forme s’impose, incomplète et pourtant issue de la répétition et du nombre. Comme un processus toujours en train de se faire, de se défaire et de se réinventer pour résister, les fractures et les déséquilibres façonne le rythme de la danse.

Chaque point de vue révèle une lecture différente, affirmant que l’identité n’est jamais fixe mais mouvante et relative au regard et au jugement que l’on pose dessus. La danse comme espace d’action et de résistance pour faire exister nos corps.


Comme attirés par un axe dont la verticalité vacille, un axe caché à la vue du monde, les sexes se rejoignent et les identités tournent le dos à la société qui les refuse. Les points d’appui ne sont pas encore stables, ils sont brisés, amputés. Mais à plusieurs, collectivement, l’ensemble tient debout, danse, s’enfuit. Attiré par une force dont la puissance le dépasse, il nous domine. L’idée que l’on se fait trace des limites invisibles.

Étreinte serrée faite de volumes à la fois massifs, instables, organiques, sphériques, solides et légers. Deux morceaux de corps, deux bustes, sont autant liés que tenus dans une même intention. Entre naissance, ralliement et gémellation émerge une entité en mue qui refuse les normes et les assignations définitives. Hybridation de la chair et de la pensée, entre fusion et extraction, activée de l’intérieur de manière presque globulaire, la demande allie deux forces en pleine recomposition morphologique.
Dans ce baiser qui uni la matière, c’est autant Brancusi que Superman qui inspirent le mouvement. L’enroulement, la caresse et la force évoquent autant la lutte que le plaisir, l’amour et le deuil. Il s’agit de combiner un «propos politique et une esthétique poétique», d’interroger la masculinité dans la puissance de la tendresse.

Ce n’est pas par légèreté qu’on dirait qu’iels se soulèvent de terre et dansent : iels se protègent du monde extérieur. Iels ne nous regardent pas mais leur présence infecte l’espace comme une demande légitime, intime et collective.Au temps de Sophocle, Tirésias était le seul mortel à avoir connu “la métamorphose sexuelle“. Contre la puissance divine et les assignations, je propose le transversal et le sensible d’une autre réalité du corps.

Dans une démarche de révision des notions de verticalité et d’horizontalité et de leurs symboliques politiques, le principe du retournement, inspiré de Baselitz appuie la volonté d’ambiguïté, de lisibilité du sujet et d’activation de la part du public. Après avoir été tournée, la verticalité est étendue, lascive. Se répète alors des formes qui se modifient elles-mêmes. Dessus, dessous, membres, genres et corps s’abstraient des injonctions formelles.

En posture d’odalisque, mais qui ne se laisse contraindre, la forme semble se refléter, telle Narcisse, tel un miroir qui nous rappelle sans cesse ce que nous ne sommes pas. Le corps gisant est dysphorique mais rêvé. Il devient possible, possédé, personnel, anormal : prophétique.

techniquement

Chaque sculpture demande environ trois mois de travail en atelier. Chaque oeuvre est réalisée en plusieurs morceaux afin de faciliter stockage et transport. La structure est réalisée en bois et en métal. Les dimensions envisagées sont : 2,40 mètres de haut pour la demande2,90 mètres pour la danse et environ 7 mètres de long pour tirésias. Chaque facette est découpée et fixée manuellement. Aucune Intelligence Artificielle n'est utilisée.


l'envie d'une campagne participative

Puisqu'il aborde la notion de corps collectif, insérer du participatif dans ce projet et le travail solitaire de l'artiste, c'est l'inscrire, dès le début dans un mouvement de groupe ; faire en sorte que ce projet ne soit pas uniquement le mien, mais qu'il soit rendu possible par l'intérêt et le soutien de personnes intéressées pour le faire vivre.

La réalisation de la première pièce permettra de faire exister les métamorphes et facilitera le développement et la diffusion du projet (résidences de création, expositions...) 

Si des subventions ont été demandées, auprès d'institution publiques et privées, ces financements, s'ils sont validés, n'arriveront que début 2027. 

Cette collecte permettra de démarrer la construction de la première sculpture rapidement en rendant possible l'achat d'outils, de matériaux, matériel et consommables. 

En tant que contributeur·ices vos noms seront indiqués sur les cartels, mon atelier vous sera ouvert et vous serez informé·es des expositions et actualités du projet. 

à propos de moi

D’abord comédien pour le théâtre et la télévision, vidéaste, je pars m’installer en 2013 à La Réunion, sort diplômé de l’École supérieure d’art en 2017, à 37 ans, et commence à exposer un travail de sculpture et de peinture qui remet en question la virilité héroïque. En parallèle, je m’engage dans la lutte pour les droits des personnes LGBTQIA+ dans l’océan Indien, tout en m’impliquant dans le secteur artistique de l’île.Très tôt intéressé par les marges, je me nourris d’abord d’une culture gay essentiellement littéraire et théâtrale où l’identité est en souffrance et en lutte face à un avenir à court terme. Aussi dans mon univers plastique, comme un paradigme, le corps interroge l’espace par sa forme plastique et politique. Si l’identité a longtemps été ce qui passe par le corps, mon travail cherche à visibiliser les parts silenciées des corps absents et des nouvelles identités queer. En queerisant les représentations de la physicalité classique, en brouillant les frontières des réalités de la chair, entre critique et hommage, le geste est envisagé comme un horizon utopique.

En 2024, je reviens m’installer dans l’hexagone et continue mon exploration sur la dominance des corps, la virilité et la binarité au-délà des identités normatives. Je signe désormais sous le pseudonyme de sam·e.

En 2025, j'ai réalisé Les Étreintes, une sculpture de 6 mètres de long, installée dans le Parc BelAir de Châteaubourg (35) dans le cadre de Jardin des Arts. 

Plus d'infos et d'images de mon travail, en cliquant sur mon site internet

Mon portfolio est consultable via ce lien PORTFOLIO


UN IMMENSE MERCI ET AU PLAISIR DE SE RETROUVER / RENCONTRER PROCHAINEMENT

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Trois cartes postales des premiers dessins de recherche

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1 tirage numéroté d'un dessin original

Au choix, un tirage numérique (numéroté de 1 à 30 chaque) signé d'un des trois dessins préparatoires, en format 30x40cm. Les dessins disponibles sont accessibles via ce lien : https://urls.fr/mzmb6c

140
0/15

1 dessin original signé

Au choix, l'original signé d'un dessin préparatoire, réalisé à l'encre et au crayon graphite sur papier. Format A4 ou 24x30cm Les dessins disponibles sont accessibles via ce lien : https://urls.fr/zF46JG

220
0/6

1 dessin original signé format A3

Au choix, l'original signé d'un dessin préparatoire format A3, réalisé à l'encre et au crayon graphite sur papier aquarelle 200g/m2 Les dessins disponibles sont accessibles via ce lien : https://urls.fr/r0GJpa

460
0/6

1 céramique (premières études)

Au choix, une maquette de travail en argile d'une des trois sculpture. 2 maquettes de la demande (13/14cm de haut), 2 maquettes de la danse (16/18cm de haut) et 2 maquettes de tirésias (31/47 cm de long) Les photographies des différentes maquettes sont disponibles via ce lien : https://urls.fr/1aj276 D'autres photographies sont disponibles sur demande Frais d'envoi inclus.

780
0/3

1 céramique (étude échelle 1:10)

Au choix, une maquette d'une des trois sculpture en argile chamottée et patinée. Échelle 1:10 : la demande (23 cm), la danse (29cm) ou tirésias (57 cm de long) Les photographies des différentes maquettes sont disponibles via ce lien : https://urls.fr/wmDUcZ D'autres photographies sont disponibles sur demande Frais d'envoi inclus.